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Les chefs-d’œuvre Plusieurs sortes de chefs-d’œuvre existent dans le compagnonnage. Certains sont individuels, tels les chefs-d’œuvre de réception, les chefs-d’œuvre de retraités ou de Meilleurs Ouvriers de France. D’autres sont collectifs, comme les chefs-d'oeuvre de compétition, d’exposition ou de prestige. Les chefs-d’œuvre de réception : Après avoir effectué son Tour de France, au cours duquel il a acquis les connaissances des différentes techniques de son métier, l’aspirant doit démontrer l’étendue de ses capacités professionnelles. Il réalise alors un chef-d’œuvre qui sera examiné en détail par un jury de compagnons. Si le chef-d’œuvre est accepté, l’aspirant est consacré dans sa profession et reçu compagnon. Les chefs-d’œuvre de Meilleurs Ouvriers de France : Le concours de Meilleur Ouvrier de France a été organisé pour la première fois en 1924. Chaque année un sujet obligatoire est imposé. Les compagnons participent régulièrement à cette compétition, comme ce fut le cas pour Alexandre Morel, compagnon charpentier du Devoir de Liberté, à deux reprises lauréats au concours en 1924, pour un escalier à double révolution, la deuxième fois en 1927, pour un chef-d’œuvre de charpente. Les chefs-d’œuvre collectifs : Ils étaient destinés à être présentés lors d’expositions universelles pour illustrer le savoir faire des sociétés compagnonniques. Tel est le cas du grand chef-d’œuvre des compagnons charpentier du Devoir de Liberté de Lyon, qui reçu le grand prix à l’Exposition Universelle de Paris en 1900. Les chef-d’œuvre de prestige étaient des travaux exceptionnels, sujet de fierté pour les sociétés compagnonniques. Les réalisations de Pierre-François Guillon, exécutées entre 1864 et 1914 appartiennent à cette catégorie. |